« Vers la fin des psychologues ? MonPsy : 99,02% de la population n’y aura pas accès selon l’association M3P » Article Docorga

« La pandémie a révélé l’importance du sujet de la santé mentale », avait déclaré le chef de l’Etat, appelant à mettre plus de moyens dans ce secteur. Cela faisait des années que la profession demandait un remboursement et elle l’a eu. Instauré en avril 2022, MonPsy a pour vocation de faciliter l’accès au soin en proposant 8 séances auprès d’un psychologue par an, « pour tous ». Pour autant, 6 mois après son lancement, 94% de la profession refusent toujours d’adhérer au dispositif. Le 29 septembre 2022 se tenait une manifestation nationale des psychologues de toutes spécialités à l’encontre, entre autres, du dispositif MonPsy. Pourquoi ?

Nous avons rencontré Audrey Prosper, psychologue clinicienne, psychothérapeute et membre du Conseil d’Administration de l’association M3P, association des psychologues cliniciens et des psychologues psychothérapeutes. Sous un angle inédit, elle nous dévoile la face immergée de l’iceberg: “ce dispositif est dangereux pour les patients, dangereux pour la profession”. Avec énergie et bienveillance, ces psychologues engagés regrettent que MonPsy ait vu le jour sans  consultation de la profession. Audrey Prosper nous explique dans cet article l’objet de leur lutte pour la défense de la profession et d’une prise en soins psychiques de qualité. Aujourd’hui, l’association M3P fait partie de la Convergence des Psychologues en Lutte, un mouvement rassemblant 40 organismes et collectifs de psychologues.

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